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dessin/sculpture/peinture/mise en scène plastique/Disconographies/expos/édition/photographie...

samedi 9 décembre 2017

Nouveaux Bronze Tara Pacific dans l'univers

Fond Concombre de mer et Couteau des récifs

 Couteau Dauphin des récifs
 Couteau Dauphin
 Couteau Voie Lactée
 Family Bronze Island
Zanclus à marée basse
Zanclus Club Prélèvement
 Coraux Island Family

vendredi 1 décembre 2017

Soirée retour de Tara Pacific-Noémie Sauve à l'atelier

Présentation du travail amorcé à bord de la goélette scientifique Tara pendant ma récente résidence Tara Pacific-résidence agnès b.. au retour à l'atelier, et discussion publique avec Giusy Ragosa. Merci infini à Garde Robe qui soutien le projet et qui a soutenu la soirée, Céline Gallet et Marion Poupinet, La Cave de Don Doudine, Giusy Ragosa l'inimitable, Anais Montevecchi et Les galeries pour tous, Tara Expéditions et Xavier Bougeard, Marine de Contes et Navarra Jean, Dario Rudy, et bien sûr l'unique Katrin Backes ainsi que Paul Flury et les Ateliers Paul Flury. Et surtout merci à vous tous qui êtes venus, qui avez contribué à rendre ce projet possible et continuez encore à soutenir la production du travail qui arrive en vue de l'exposition de fin d'expédition! merci! 
photos Katrin Backes












 photo ci-dessous @Isabelle Chatout

vendredi 24 novembre 2017

Tables rondes CULTURES FERTILES MERCREDI 29 NOVEMBRE 2017, de 14H à 18H

@D.R. 
Farm Camp, COAL, Imagine2020, Parti Poétique à la Ferme urbaine de Saint-Denis

La transition écologique est un cheminement, individuel et collectif, qui engage une transformation profonde de nos façons d’habiter la terre, d’en consommer les ressources naturelles. Il s’agit de changer notre relation au monde, donc nos représentations.

Que ce soit à l’échelle de l’individu ou des organisations que sont les fondations et fonds de dotation, le cheminement est comparable et démarre par une prise de conscience, une quête de sens, de soin, de commun, une volonté de changer le monde. Mais comment provoquer cette prise de conscience ? La culture en est un vecteur essentiel, fertile.

Avec des artistes, dont les œuvres – nourries de cette prise de conscience – participent à construire de nouvelles représentations, et des fondations et fonds de dotation qui les soutiennent, nous discuterons des enjeux de transformation de nos imaginaires et de nos pratiques.
Cette après-midi est organisée par le Musée de la Chasse et de la Nature, COAL, le ministère de la Culture, l’Agence française pour la biodiversité et le Centre Français des Fonds et Fondations à l’occasion de la 8e édition du Prix COAL Art et Environnement.


14h - 15h - Table ronde 
Fondations et artistes engagés : un cheminement partagé
Introduction par Claude d’Anthenaise, Directeur général du patrimoine, directeur du musée de la Chasse et de la Nature. Avec François Hers (Nouveaux commanditaires), Lucy Orta (artiste), Anastassia Makridou-Bretonneau (Fondation Daniel & Nina Carasso) et Olivier Darné (artiste). Animée par Olivier Lerude (ministère de la Culture)
A travers les démarches menées par le dispositif « Nouveaux commanditaires » de la Fondation de France, 
par Lucy et Jorge Orta au Studio Orta Les Moulins ou par la Fondation Daniel & Nina Carasso en France et en Espagne, et par le témoignage d’artistes engagés dans des pratiques artistiques situées, comme Olivier Darné, nous reviendrons sur les cheminements personnels et institutionnels, sur les prises de conscience partagées et leur traduction dans des dispositifs artistiques de transformation de notre relation au monde.

15h-16h - Table ronde 
Au bout du chemin : changer les pratiques
Avec Raphaël Abrille (Fondation François Sommer), Sylvain Gouraud (artiste), Stéphanie Clément-Grandcourt (Fondation Tara Expéditions), Elsa Guillaume et Noémie Sauve (artistes). Animée par Olivier Lerude (ministère de la Culture) D’autres témoins, acteurs de cette même transition, porteront leur réflexion sur les effets qu’une collaboration fructueuse peut produire, sur les institutions, sur les artistes et sur ceux qui suivent leurs travaux. La Fondation François Sommer, le Fonds de dotation Tara, Sylvain Gouraud, Elsa Guillaume et Noémie Sauve rendront compte d’expériences de changement initiées et diffusées à leurs publics et partenaires à la suite de ces collaborations.

16h-18h - Projection du film 
La mémoire des glaciers 
(2017, 10’51’’)
de Angelika Markul, Lauréate du 
Prix COAL 2016.
La projection est précédée d’une présentation du film par l’artiste à 16h.

CULTURES FERTILES
L’art de la transition écologique
29 novembre 2017, de 14h à 18h
Auditorium du musée de la Chasse et de la Nature
62, rue des Archives – 75003 Paris
Entrée libre dans la limite des places disponibles
Réservation recommandée : reservation@chassenature.org ou 01 53 01 92 40
lien du programme entier ici

samedi 28 octobre 2017

interview Fréquence Luz II

podcast d'une courte interview pour Fréqquence Luz à propos de ma résidence à bord de Tara à écouter ICI

Noémie Sauve faisait partie des 6 artistes sélectionnées à l'international pour embarquer à bord de la Goélette Tara.
Elle a ainsi pris ses crayons sur les flots de l'Océan Pacifique durant les deux mois de traversée entre la Nouvelle Zélande et la Nouvelle Calédonie.
Son voyage aura duré en tout trois mois, où elle a traversé l'Océan et les saisons.
Ecoutez Noémie Sauve raconter son aventure au micro de Terry

photo Vincent Hilaire/ Fondation Tara Expéditions

vidéo à bord de Tara

quelques images de Vincent Hilaire lors de ma résidence Tara Pacific (août 2017-oct 2017)
-c'est pas toujours facile de jouer le romantisme des îles avec un peu d'humour écaillé-
Noémie Sauve est une artiste plasticienne. Elle dessine, sculpte et peint. En résidence à bord de la goélette Tara de Whangarei (Nouvelle-Zélande) à Nouméa (Nouvelle-Calédonie) durant 1 mois et demi, elle évoque plusieurs pistes de travaux futurs, dont l’un a particulièrement marqué l’équipage: la fluorescence. Comme le plancton s’en sert sous l’eau pour se défendre, nourrir ou se reproduire, Noémie Sauve utilise cette technique pour donner une seconde vie aux poissons prélevés dans le cadre de l’expédition scientifique Tara Pacific. Rencontre avec une artiste parisienne atypique aux langages multiples.
©Vincent Hilaire / Fondation Tara Expéditions

mardi 17 octobre 2017

visite d'atelier/// LES GALERIES POUR TOUS - retour Tara

Visite d’atelier /rencontre avec Noémie Sauve – 19/11/17 à 16h



Six artistes lauréats ont été désignés afin de se relayer en résidence à bord de la goélette scientifique Tara pendant l’expédition Tara Pacific entre 2016 et 2018. Plasticiens, photo-vidéaste, illustrateur ou encore musicien partagent la vie des marins et des scientifiques qui mènent à bord une étude scientifique de deux ans sur la biodiversité des récifs coralliens du plus vaste océan. Leurs oeuvres seront exposées à Paris à l’issue de l’expédition fin 2018.
Je vous propose une rencontre inédite avec l’artiste Noémie Sauve à son retour de l’expédition Tara, pour découvrir en avant première, ses créations inspirées par son voyage. Au coeur de son atelier, rue de Saigne à Montreuil (Métro Croix de chavaux), vous découvrirez son univers artistique, à la fois séduisant et engagé.
INFOS PRATIQUES :
DURÉE : environ 2h
PUBLIC : Adulte
TARIF :12€
HORAIRE : 16-18h
LIEU : Atelier Paul Flury, 24 Rue Saigne, 93100 Montreuil

Soirée Tara Pacific



Initiative française reconnue d’utilité publique, la Fondation Tara Expéditions agit depuis 2003 en faveur de l’environnement et de la recherche grâce à un bateau mythique : Tara, taillé pour les conditions extrêmes. A l’image des expéditions du XIXe siècle, scientifiques et artistes se côtoient sur Tara pour partager une même expérience.
En résidence à bord de Tara pendant son escale au Japon, Nicolas Floc’h qui développait déjà un projet sur les récifs coralliens a pu explorer les sites visités par la goélette et nourrir son travail artistique. Entre art et science, l’exposition Glaz, présentée au Frac Bretagne du 15 septembre au 26 novembre 2017 propose au public une réflexion sur le sujet aux travers de divers médiums : sculptures,  photographie, peinture, performance et dialogue avec les milieux scientifiques.
Une soirée Fondation Tara Expéditions est organisée
mardi 17 octobre 2017 à 18h30, au Frac Bretagne.
L’occasion de présenter la mission Tara Pacific, ainsi que le projet artistique développé par Nicolas Floc’h au cours de sa résidence artistique à bord de la goélette.
Deux autres artistes seront également présentes pour témoigner de leur expérience à bord de Tara :

Elsa Guillaume a été lauréate du Prix Coal 2015, ce qui lui a permis d’embarquer à bord de la goélette pour la première résidence d’artiste Tara Pacific entre septembre (Ile de Pâques) et octobre 2016 (Papeete).

Noémie Sauve a quant à elle embarqué à bord de Tara du 11 août au 22 septembre 2017, entre Auckland et Nouméa. Imbriquant éléments d’observation et fantasme d’une nature sauvage, entre idéal et réalité, elle bouleversera les codes actuels dans un style à la fois scientifique et pop/urbain pour produire des grands formats dessinés ou des sculptures

Entrée gratuite, dans la limite des places disponibles
photo@Adriana Pigeon- soirée Tara Pacific, Frac Bretagne

interview à bord de Tara -sept 2017

LIRE L'INTERVIEW SUR LE SITE------FRANÇAIS-----ENGLISH------TARA EXPEDITIONS FONDATION

Parisienne d’adoption, drômoise d’origine, Noémie Sauve est à bord jusqu’à Nouméa. Pour cette trentenaire qui « a peur de l’avion et de l’eau », le début de son séjour n’a pas été vraiment facile. Embarquée en Nouvelle-Zélande le 7 août, elle a dû encaisser d’abord huit jours d’une navigation éprouvante face aux vents. Un mois plus tard, elle a trouvé ses marques tant sur le plan personnel qu’artistique. Rencontre avec une artiste passionnée qui utilise une méthode très particulière, fine et précise comme son coup de crayon.  

V.H. : NOÉMIE, QUE GARDES-TU RÉTROSPECTIVEMENT DE TES PREMIÈRES HEURES À BORD ?

 N.S. : « Je n’ai pas l’habitude de voyager. Avant de partir dans cette aventure, je ne savais pas comment me préparer. Je suis arrivée en Nouvelle-Zélande avec un paquet de stress mais aussi beaucoup d’envies. Amarrée sur son quai à Whangarei, Tara et son équipage m’attendaient pour appareiller. On était presque à la tombée de la nuit. Quand j’ai vu le bateau, j’ai eu une décharge de soulagement. J’y suis, c’est parti ! J’avais voyagé pour commencer un autre voyage.
Je n’ai pas eu ensuite de vrais moments d’adaptation. Personne n’avait trop de temps pour s’occuper de moi. Donc, j’ai fait du mimétisme et peu à peu je me suis adaptée à une mer hypra-mouvementée. Je me disais « je n’ai pas d’autres choix que de faire confiance à cet équipage que je ne connais pas pour rester en vie ! Je ne comprenais pas trop ce qui m’arrivait. »
Noémie Sauve dessine au crayon du corail fraîchement collecté © Vincent Hilaire / Fondation Tara Expéditions

V.H : UN MOIS PLUS TARD, ON TE SENT TRÈS À L’AISE À BORD DE TARA. APRÈS CETTE ENTRÉE EN MATIÈRE MOUVEMENTÉE, L’EXPÉRIENCE SE RÉVÈLE FINALEMENT POSITIVE ?

N.S. : « En un mois j’ai l’impression d’avoir vécu plusieurs saisons. On se rend compte vraiment qu’on voyage sur l’eau. La mer et les vents sont sensibles à tous les paramètres environnementaux. On ressent le globe. Je me sens aussi invincible maintenant ! (Rires). Ce baptême du feu très difficile pour moi, alors que je suis l’artiste qui vient voir les scientifiques, ça a aussi créé un lien avec les marins. Une amitié tacite. J’ai compris que c’était eux qui m’accueillaient avant tout. Avec cette navigation, on a fait un point, on est tous soumis aux éléments, c’est comme un étalonnage de nous dans les mers.
Dans ces eaux agitées, chaque vague a une identité. Elle porte une chaleur, une conversation de l’intérieur avec l’extérieur, une résonnance. L’océan est cartographié, mais cette dimension, ce paysage émotionnel, ne l’est pas par exemple. On sent la vie sous l’eau et les influences de cette vie hors de l’eau. »
Exposition improvisée du dessin de Noémie Sauve sur les poissons de coraux fluo avec une torche de lumière bleue © Vincent Hilaire / Fondation Tara Expéditions

V.H : NOÉMIE AS-TU AUJOURD’HUI UNE IDÉE PLUS PRÉCISE DES OEUVRES QUI TE SERONT INSPIRÉES PAR CETTE RÉSIDENCE ?

N.S. : « Avant de venir à bord, je voulais créer un projet de lecture du paysage dans lequel on identifie l’influence des activités humaines, avec, dans la forme, un clin d’œil aux grandes expéditions naturalistes du XVIIIème siècle.
Un mois plus tard, j’ai une idée plus précise des différentes palettes qui vont me permettre de donner corps à ce projet. Mes palettes sont philosophiques, scientifiques, maritimes, techniques. Dans mes dessins, mes schémas, mes graphiques de travail, j’intègre ensuite ces palettes par des couleurs, des objets, des coraux, des feuilles, des poissons, des vagues.
Je me suis fait des repères et j’essaie de mettre en connexion ces palettes dans ces premiers travaux. De retour à mon atelier parisien, c’est cette matière qui me permettra ensuite de commencer vraiment le travail.
Noémie Sauve plonge sur les patates de corail pour s’inspirer de ces paysages sous-marin © François Aurat / Fondation Tara Expéditions
Les échanges avec les scientifiques m’inspirent beaucoup puisque chacun de ces dessins ou futures sculptures, par exemple, sont des outils de réflexion. Une illustration : l’écologie est un tout, alors que la science ne l’aborde traditionnellement que discipline par discipline. Cette question sera présente dans mes futures créations.
Je peux vous dire déjà que le dessin sur le corail aux prises avec l’acidification de l’océan et la hausse des températures, entre autres, sera l’une des œuvres que je garderai au final de toutes ces premières ébauches. En fait, j’ai beaucoup d’idées.
En sculpture, je vais travailler plus particulièrement sur les fluorescences fantasmées.
On s’aperçoit souvent que le genre humain, plutôt que de respecter ce qu’il ne comprend pas, veut systématiquement le maitriser. Les paysages coralliens que nous découvrons avec Tara Pacific n’y échappent pas. Je vais donc créer des paysages imaginaires pour les amener à s’intéresser plus à cette complexité.
Je pense aussi créer des exosquelettes, comme le font les polypes, en me servant de la technique de l’électrolyse du métal. »
Propos recueillis par Vincent Hilaire 

dimanche 6 août 2017

« LA TECHNIQUE M’INSPIRE LA FORME » – RENCONTRE AVEC NOÉMIE SAUVE, ARTISTE EN RÉSIDENCE - TARA

LIRE L'INTERVIEW SUR LE SITE------FRANÇAIS-----ENGLISH------TARA EXPEDITIONS FONDATION
Quatrième artiste en résidence à embarquer, Noémie Sauve sera à bord de Tara du 9 août au 22 septembre 2017 entre Auckland et Nouméa. Entre ouragan artistique et foisonnement d’idées, rencontre avec une artiste engagée, autodidacte, véritable chercheuse.

POURQUOI AVOIR CHOISI DE POSTULER POUR UNE RÉSIDENCE SUR TARA ?

C’était dans la logique de mon travail artistique. Quand j’ai vu l’annonce sur internet via COAL, j’ai été très inspirée par la résidence sachant que Tara a des missions qui m’intéressent et que je soutiens, différemment, parce que je travaille généralement sur la terre, l’élevage, les graines paysannes… C’était donc l’occasion pour moi d’aller sur l’eau !

COMMENT EST-CE QUE VOUS IMAGINEZ VOTRE SÉJOUR À BORD ?

Ça me plaît de ne rien imaginer. J’imagine juste que ça va être chouette ! Par contre, même si je ne m’imagine rien, c’est vrai que je me prépare. J’ai passé le niveau 1 de plongée, je suis allée tester des lumières à l’Aquarium de Paris, je me suis renseignée sur les fluorescences, beaucoup de gens m’ont aidée, notamment sur la documentation… J’embarque donc déjà avec une vraie première documentation sur l’eau, la mer. J’avais quand même un peu travaillé sur certains sujets liés aux océans, notamment sur les zones mortes, mais je ne suis encore jamais allée sur un bateau comme Tara…

unnamed2© Noémie Sauve 

EN TANT QU’ARTISTE, COMMENT VOUS VOUS DÉFINIRIEZ ?

Je crois que même les gens qui travaillent avec moi ont du mal à me définir (rires). Alors, je me définirais par ce que je fais. On va dire que pour ce qui est de la forme, c’est une forme de figuration abîmée et pour ce qui est des techniques, c’est à peu près toutes les techniques.
Pour ce qui est de la sculpture, ça va de la soudure, à la fonte, à la taille de bois, de la pierre, la céramique en cuisson classique ou raku, du moulage au modelage, enfin tout ! J’aime tout faire parce que ça crée des transversalités dans les techniques. Si vous travaillez quelque chose en verre par exemple, ça peut faire naître une idée mécanique pour aller plus loin avec le métal. On peut dire que la technique m’inspire la forme, mais pour aller plus loin, pour se balader dans toutes les techniques. Ensuite il y a le dessin, la peinture, la scène aussi, la mise en scène des sculptures… La dernière mise en scène que j’ai faite, c’était avec des danseuses pour un festival de créations issues du champ hip hop.
Ce qui canalise peut-être un peu tout ça, c’est une observation du vivant et des choses qui m’entourent, de mon environnement, pour en faire des iconographies autour d’une thématique qui est la domestication. La domestication ça peut aller très loin, c’est l’organisation d’un paysage sur un rythme humain par exemple, mais c’est aussi une profonde déformation de l’autonomie du vivant.

Noemie sauveTransmission des paysages ou volcan hérissant. © Noémie Sauve

VOUS NOUS AVEZ DONC PARLÉ DE TOUTES LES TECHNIQUES QUE VOUS UTILISIEZ, VOUS PASSEZ DONC DE LA PEINTURE, AU DESSIN, À LA SCULPTURE MAIS AUSSI À LA DISCONOGRAPHIE, QUE L’ON CONNAÎT BEAUCOUP MOINS. POUVEZ-VOUS NOUS EN DIRE UN PEU PLUS SUR CETTE FORME ARTISTIQUE ?

Je travaille sur la mise en scène de mes œuvres plastiques dans l’espace public ou sur scène. En « disconographiant » une pièce, je la sors de l’atelier et j’essaie de l’impliquer dans un territoire, dans la rue par exemple, pour illustrer l’action que suggère cette pièce. C’est comme une boîte que l’on ré-ouvrirait pour re-proposer l’action. Les premières disconographies étaient photographiées, des mises en scène dans différents lieux à Paris.
Je travaille encore sur ma dernière disconographie « Armées », qui a été présentée en carte blanche en mars dernier au Festival « Désolé Maman » programmé par Garde Robe. Je réutilise des sculptures qui sont issues de ma résidence au Musée de la Chasse et de la Nature, que j’avais appelée « Domestication VS pleine lune ». Ce travail s’intéressait à la réappropriation des images du sauvage pour l’illustration des objets ou des armes. J’avais créé une série d’armes, notamment des dagues et des couteaux fluorescents, qui ont donc été mis en scène avec trois danseuses.

disconographie noemie sauvePerformance disconographique chorégraphiée avec sculptures « Armées » au festival Désolé Maman. © Noémie Sauve

QU’EST-CE QUE VOTRE RÉSIDENCE À BORD DE TARA POURRAIT VOUS  APPORTER EN TANT QU’ARTISTE ?

Déjà, c’est quelque chose que je n’aurais pas pu faire sans Tara ! C’est peut-être banal ce que je vais dire mais c’est le rêve de beaucoup d’artistes de partir avec des scientifiques sur un terrain qui est au centre de leur préoccupation, à savoir ici l’écologie, et ce, pour être au cœur d’un langage nouveau, apprendre des choses nouvelles, faire des découvertes, avoir un prétexte pour rencontrer des personnes passionnées et des lieux inaccessibles, c’est quand même extraordinaire!
Je suis sûre que sur le fond, cela va nourrir mon travail et c’est pour ça que je prépare mon atelier intensément et que j’ai développé deux nouvelles techniques inédites. Tout tourne autour de Tara depuis septembre dans ma vie (rires). Je m’y consacre énormément parce que je veux pouvoir tout prendre de ce voyage. Quand je dis tout prendre, c’est aussi tout donner à mon retour. Ce que je cherche, c’est pouvoir communiquer au mieux sur ce que je vais vivre là-bas à travers mes pièces pour porter le projet Tara.
En tant qu’artiste, le positionnement qu’on a dès le départ c’est de soutenir l’action de Tara. On sait que les œuvres vont être produites aussi pour diffuser ce que l’on a appris, ce que l’on voit. Un jury nous a choisi et nous a fait confiance : c’est une grosse mission. Et quel jury! c’est déjà formidable! En tous cas… j’y vais ! (rires)

Propos recueillis par Léa Mignot

jeudi 20 juillet 2017

Interview radio sur Fréquence Luz

Tara, originellement nommée Antarctica puis Seamaster, est une goélette française destinée à la fois à la recherche scientifique et à la défense de l'environnement. Après 13 ans d'engagements et 11 expéditions, Tara a mis le cap vers le pacifique depuis Mai 2016, pour une nouvelle expédition de plus de deux ans. L’objectif de cette expédition est d'étudier de manière originale et approfondie les récifs coralliens, et leur évolution face au changement climatique et aux pressions anthropiques. En plus de la recherche menée pendant cette expédition, la goélette Tara embarque aussi à son bord des artistes (Plasticiens, photo-vidéaste, illustrateur ou encore musicien) en résidence sur ce bateau. A tour de role, ils vont partager la vie des marins et des scientifiques et apporteront leur vision sur ce travail scientifique et sur ce thème de la biodiversité des récifs coralliens du plus vaste océan. Noémie Sauve fait partie des 6 artistes selectionnés, elle va embarquer à bord de Tara du 9 Août au 22 Septembre 2017 entre Auckland et Nouméa. Imbriquant éléments d’observation et fantasme d’une nature sauvage, entre idéal et réalité, elle bouleversera les codes actuels dans un style à la fois scientifique et pop/ urbain, pour produire des grands formats dessinés ou des sculptures.
Ecoutez les propos de Noémie Sauve qui répond aux questions d'Arno, avant son départ sur Tara

Quelques erratum, mais on y est presque avant le départ dans quelques jours... encore un peu de temps pour finir de comprendre les mécanismes du blanchissement (rupture de la symbiose algue-polype) causé par différents phénomènes dont le climat, la pollution et des espèces prédatrices et/ou invasives. Merci Arno, merci Fréquence Luz!

écouter l'émission ICI